Jacques ROUX
Maire d'Eyjeaux (87)
Jean-Luc BARRIERE
Adjoint au Maire d'Eyjeaux (87)
La FA’brique joue un rôle de passerelle : entre élus, habitants, partenaires associatifs et économiques, entre différents modèles possibles (ESS, gestion commerciale, etc.) et entre le projet tel qu’on l’imagine et la réalité du terrain.
Jacques Roux et Jean-Luc Barrière (Mairie d’Eyjeaux)
Maire et Adjoint au Maire d'Eyjeaux (87)
Comment avez-vous connu France Active Nouvelle-Aquitaine et la FA’brique à Initiatives ?
Jean-Luc Barrière :
Moi, je connaissais déjà France Active depuis un bon moment, grâce à mon parcours professionnel et associatif. J’avais travaillé avec eux sur de la consolidation de fonds propres, des analyses de développement d’activité… bref, je savais ce qu’ils faisaient dans le champ du financement ESS.
Jacques Roux :
Pour ce qui est de la FA’brique à Initiatives, et plus particulièrement de la FA’brique du Limousin, c’est via la convention entre Limoges Métropole et la FA’brique que nous avons été mis en contact.
Pourquoi vous êtes-vous tourné vers la FA’brique du Limousin ?
Jacques Roux :
Nous avions un projet qui « patinait » depuis quelque temps : la relance de notre restaurant multiservices. Nous avions déjà connu plusieurs échecs de recrutement, ce qui a fini par faire douter certains, de la pertinence de maintenir ce type d’activité à cet endroit-là.
Nous ressentions vraiment le besoin d’être accompagnés, d’avoir un regard extérieur, et d’explorer toutes les possibilités sans se fermer de portes.
Jean-Luc Barrière :
Oui, nous avions besoin de faire un pas de côté. Seuls, on aurait probablement gardé des « réflexes » ou des biais : repartir sur les mêmes profils, les mêmes modes de gestion… Là, avec la FA’brique, on a voulu repartir d’une page presque blanche, ne rien s’interdire, et laisser venir des propositions diverses.
C’était aussi une manière de débloquer une situation : au lieu de rester sur un constat d’échec, on s’est donné les moyens de remettre le projet en réflexion, de façon plus large, avec un accompagnement structuré.
Qu’est-ce que la FA’brique vous a apporté ?
Jean-Luc Barrière :
D’abord, une méthodologie. Pour une petite commune comme la nôtre, organiser une vraie démarche de réflexion collective, de concertation, ce n’est pas simple en interne. La FA’brique nous a apporté une manière de poser les choses, des outils pour ouvrir la discussion aux habitants, et toute la logistique d’animation autour de ça.
Ils nous ont aussi permis d’aller voir ce qui se faisait ailleurs, grâce à des visites de projets dans d’autres communes. Ça aide à sortir de son cadre habituel et à imaginer d’autres fonctionnements.
Jacques Roux :
Ce qui a été très précieux aussi, c’est que la consultation et l’animation n’étaient pas pilotées directement par la mairie au départ. Le fait que ce soit un acteur extérieur qui mène cette phase de réflexion a permis de créer une émulation, une envie, et sans doute une expression plus libre de la part des habitants.
Au final, tout ce travail nous a rassurés sur la pertinence du lieu, a confirmé qu’il existait une vraie attente de la population pour un lieu de services et de proximité, et conforté nos propres réflexions et les objectifs que nous avions fixés dès le départ.
On aurait pu aboutir à un constat d’échec définitif après la fermeture rapide de l’ancien gérant. Au contraire, l’accompagnement de la FA’brique a transformé cet échec en dynamique et a recréé une attente positive autour du projet.
Pour quelles raisons recommanderiez-vous la FA’brique ?
Jean-Luc Barrière :
Pour nous, la FA’brique, c’est d’abord un accompagnement structurant :
- une façon d’organiser la concertation et de recueillir les avis,
- des outils pour étoffer la co-construction du projet,
- et un regard extérieur qui sort la commune de l’isolement dans ce type de démarche.
C’est très intéressant d’avoir ces retours-là par un biais autre que celui qui pilote le projet. Ça donne du crédit à la démarche, ça la rend plus lisible et plus solide pour tout le monde.
Jacques Roux :
Nous recommanderions la FA’brique parce qu’elle joue un rôle de passerelle : entre élus, habitants, partenaires associatifs et économiques, entre différents modèles possibles (ESS, gestion commerciale, etc.) et entre le projet tel qu’on l’imagine et la réalité du terrain.
Au final, la FA’brique permet de rassembler les acteurs, de redonner de la dynamique et de sécuriser la réflexion. Pour une commune comme la nôtre, c’est un vrai plus, et nous n’aurions pas pu mener un travail d’une telle ampleur seuls.
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